" La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. "
P.DESPROGES
Eux ne voient que l'apparence. La superficialité des choses leur suffit, on dirait. Non, ils ne cherchent pas plus loin. Ils comprennent un truc basic et s'y fixe. "
C'en est assez." Je trouve ça triste. De se faire bouffer par son égoïsme au point de ne plus s'en rendre compte, d'y baigner et d'y prendre aise. Comment font-ils, tous ses hypocrites, pour vivre sans soucis?
Comment font-ils? Rien que pour s'endormir, la tête pleine de mensonge, le corps frappé par la violence des relations hypocrites, le corps fatigué de
se forcer. Je ne dormirai pas, je ne dors pas
vraiment.C'est à cause d'eux tout ça, à cause de ceux qui ne cherchent pas assez, qu'ont se fait bouffer et que des conflits naissent. Ils ne comprennent donc pas. Comme c'est égoïste de ne pas se pencher plus profondément sur certaine chose! Comme nous sommes égoïstes.
L'Homme dans toute sa splendeur, rayonnant d'égoïsme et d'hypocrisie. Belle société! On a envie de s'y installer, pas vrai? La tentation de s'évader et d'aller découvrir autre chose ne nous effleurerait même pas l'esprit. Non on est si bien confiné dans le mensonge et la trahison.
Les questions, ils ne connaissent pas. Ils suivent leur route. Ils suivent
LA route qu'on leur impose. Tout ça est "normal", bah oui. Et tout c'qui est "anormal" est tâche et doit débarrasser le plancher?
On y est pas. D'autres société nous ouvriront leur portes, des lieux où nous seront plus à l'aise avec nous même. Vivre ici est insupportable, les remises en questions sont incessantes. Elles nous bouffent. Il n'est n'y trop tôt, ni trop tard, pour s'en rendre compte. Peu de gens comprennent. On passe pour des crieurs de liberté, des assoiffés de déchéances, des imbéciles incompris. Qu'est c'qu'on en a à foutre de leur avis sur la question? Bien trop imposant à mon goût. Bin on a plus qu'à former un p'tit groupe. Triste à dire, on doit s'isoler. Par l'effet de masse, ils nous isolent. Ce n'est pas de refus plutôt qu'être considérés comme des leurs. Nous sommes seuls. Mais nous sommes
nous.